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Un franchisé de la chaîne de restauration rapide Mac Donald's a été condamné à verser une somme record de 250.000 euros à une de ses anciennes cadres, qui avait accumulé quatre ans d'heures impayées.
Embauchée en 1999 dans un fast-food breton, la plaignante avait gravi les échelons. Débutant au ménage, elle était devenu directrice de filiale pour ce franchisé, qui exploite quatre établissements dans les Côtes-d'Armor.
Selon la CFDT, citée par Le Monde.fr, "elle doublait régulièrement son temps de travail, venant parfois à 5 heures du matin pour ne finir qu'à minuit, le tout sans aucune compensation".
Le jugement prud'homal rendu le 6 décembre dernier indique que l'ex-cadre doit se voir allouer 120.000 euros au titre d'heures supplémentaires, ainsi que 130.000 pour les jours compensatoires. Le restaurant a directement fait appel du jugement.
La jeune femme travaillait "presque toujours sept jours sur sept", "était soumise à des pressions énormes et se trouvait sous l'emprise totale de l'entreprise, ne réalisant même pas ce qui lui arrivait", a indiqué le représentant syndical. Elle avait finalement quitté McDonald's à la suite d'une grave dépression.
Des faits similaires se sont déjà déroulés dans d'autres McDonald's à travers le monde. La firme avait été condamnée en 2009 à verser 50.000 euros à un employé japonais qui effectuait des heures supplémentaires non-payées depuis des années.
Toujours en 2009 et au Japon, une gérante de 41 ans est décédée d'une hémorragie cérébrale due au surmenage. La malheureuse avait travaillé plus de 80 heures supplémentaires au cours des 6 mois précédant son attaque.